Cette question que beaucoup d’amateurs de T.S.F se posent, engendre à l’époque une très large étude.

Par son aspect fascinant, par les innombrables applications que suggère la possibilité de recevoir des images animées, la télévision sera appelée dans les années à venir, à jouer un rôle que l’on est encore loin de soupçonner en 1934. Tous les laboratoires spécialisés du monde apportent un acharnement à sa réalisation. Au cours des dernières années, pas mal de tentatives s’ébauchent un peu partout, notamment aux États-Unis ; malheureusement la transmission de scènes animées pose pas mal de problèmes – à tel point qu’il a fallu faire marche arrière et reprendre patiemment la chaîne dont quelques maillons se sont avérés par trop fragiles. En 1934, le temps n’est pas encore venu d’étudier en détail les moyens mis en oeuvre jusqu’ici pour transmettre ou recevoir des images animées. On se limite à souligner une voie dans laquelle la technique spécialisée étrangère semble s’orienter. Auparavant , on va essayer d’accuser la différence fondamentale existant entre la transmission d’une image fixe et celle d’une onde sonore.

Lorsque le microphone installé dans un studio perçoit une onde sonore, il la traduit en vibrations électriques. Si tout est parfait, alors par le truchement du poste émetteur et du récepteur, le haut-parleur restituera des vibrations telles qu’elles ont été émises. La membrane du haut-parleur prendra des déplacements plus ou moins complexes ; à son tour elle ébranlera l’air ambiant, générant ainsi, au lieu d’écoute, des trains d’onde sonore qui attaqueront notre système auditif.

On conçoit que dans le temps, c’est à dire à un instant déterminé, notre appareil auditif ne recevra qu’une impulsion à la fois – une corde ne pouvant être simultanément en deçà et au delà de sa position d’équilibre. C’est la suite de ces impulsions qui nous donnera l’impression musicale.

On peut donc +/- considérer que notre cerveau reconstitue un son en mettant bout à bout, des éléments, qu’il reçoit un à un. En revanche pour la vue : fixons un échiquier : si nous sommes placés à une certaine distance, nous verrons, par exemple les quatre cases du centre, mais nous percevrons également la totalité des cases qui les entourent. En reculant progressivement le champs visuel s’élargit et l’oeil reçoit une quantité énorme d’impulsions, provenant des myriades de points lumineux qu’il embrasse. En ne considérant que l’échiquier lui-même, nous pourrions dire que nous recevons soixante-quatre impulsions : trente deux blanches et trente deux noires, en assimilant, par hypothèse une case noire ou une case blanche à un seul point lumineux. Équipons maintenant notre échiquier d’un jeu de lampes susceptibles d’éclairer chaque case séparément (les blanches en blanc et les noires en rouge) et mettons-nous dans l’obscurité. Ensuite par un mécanisme approprié, éclairons chaque case dans un ordre quelconque. Si cette opération a lieu lentement par exemple avec une durée d’une seconde par case, nous perdons totalement la notion de l’échiquier. Nous ne nous trouverons plus qu’en présence de taches successives qui ne reconstitueront pas pour l’oeil l’objet initial. Il faudrait alors éclairer chaque case un certain nombre de fois par seconde, de telle manière que l’éclairement donné vienne frapper la rétine avant qu’elle ait perdu l’impression du précédent éclairement. Cette même persistance de la rétine a permis/autorisé l’invention du cinéma.

Car en effet, pour arriver à transmettre une image, il conviendra de transformer les points contenus dans le champs visuel en autant de vibrations électriques, celles-ci attaquant à leur tour un émetteur radio-électrique. Avec les procédés connus en 1934, on est rapidement limité, surtout si l’on envisage des transmissions sur les ondes moyennes. Les ondes offrent un plus large spectre de solutions mais elles ont d’autres inconvénients. Pour pallier à la difficulté de la division des scènes à transmettre en un très grand nombre de points lumineux, certains techniciens allemands ont réalisé un ensemble de transmission de télévision faisant appel au film cinématographique courant. Les scènes à téléviser sont alors enregistrées sur pellicule 35 mm.

On pense par ailleurs, et judicieusement, que l’enregistrement d’actualités en vue de les retransmettre peut être un phénomène fécond, et l’on se met à envisager l’établissement d’émetteurs de télévision. Au même moment, au cinéma, on retrouve Edwige Feuillère et Raimu dans ‘ ces Messieurs de la santé ‘.

‘ Rags ‘ Sabam N° lic. A-4/16/880

Le poste de Radio-Belgique a émis une première séance de gala consacrée au Centenaire de l’Indépendance Nationale. Au cours de cette soirée, Mr van Soust de Borkenfeldt, directeur de la station, a pris la parole pour préciser le programme établi en vue d’associer dignement la radiophonie à toutes les grandes manifestations prévues pour 1930.

En plus des grands efforts qui seront fournis pour parfaire la technologie et l’importance des émissions de Radio Belgique, une campagne artistique sera activement menée devant le microphone. Sous la direction de Mr. René Tellier, chef des services musicaux, de nombreuses oeuvres belges seront diffusées et l’on trouvera dans de copieux et électiques programmes les noms de Grétry, Gossec, De Bériot, Vieuxtemps, Peter Benoît, Jan Blockx, Gullaume, Lekeu, César Franck, Huberty, Tinel, Biarent, Vanden Eynde etc…Les compositeurs contemporains seront invités à présenter eux-mêmes leurs oeuvres à l’innombrable public. Parmi eux, Lunssens, Mortelmans, Albert Dupuis, De Boeck.

Dans le domaine des diffusions extérieures, Radio Belgique se mettra alors en rapport avec les associations provinciales organisant des manifestations artistiques. C’est ainsi que l’on peut déjà compter sur des radio-diffusions de manifestations organisées par la province d’Anvers, qui prépare une série de plus de vingt concerts symphoniques. Par la province de Liège, qui organise un cycle Grétry, et par la ville de Charleroi, qui donnera des concerts d’oeuvres de compositeurs du Hainaut.

Radio Belgique espère en outre pouvoir diffuser les diverses oeuvres belges que montera le Théâtre de la monnaie :  » Katarina  » d’Edgard Tinel,  » Cephale et Procris  » de Grétry,  » la fiancée de la mer  » de Jan Blockx,  » Quentin Duward  » de Gevaert, et  » Rena  » de Vanden Eynde. Parmi d’autres manifestations musicales qui seront captées à Bruxelles, signalons la  » cantate flamande  » de Deboeck, et la  » cantate française  » de Dupuis, exécutées par quinze cents choristes au parc du Cinquantenaire, ainsi que le Tédéum officiel qui sera exécuté sur le parvis de la Collégiale des Saints Michel et Gudule.

Enfin, plusieurs tournois de Sociétés chorales et instrumentales qui sont annoncées à Liège, Anvers et Charleroi seront également radiodiffusés. A ces programmes musicaux, Radio Belgique joindra des programmes littéraires établis par Théo Fleischman. Ces programmes, portant sur toute l’année constituent une véritable anthologie parlée de la Belgique.

Si les sujets d’ordre international trouveront toujours place dans les chroniques du Journal Parlé et dans les causeries de vulgarisation émises quotidiennement en après-midi, ce ne seront que des sujets concernant la Belgique qui seront traités dans les causeries données au cours des concerts de la soirée. Ces causeries seront au nombre de cent cinquante environ, c’est dire l’importance et la variété du plan qui a été établi. Tour à tour s’adresseront au public des personnalités bien connues de tous les milieux, des orateurs dont l’éloquence est appréciée de la foule.

Citons quelques noms : MM Charles Pergameni, Victor Boin, Jef Dillen, Jules Bourquin, Julien Flament, Louis Piérard et bien d’autres encore. En outre , Radio Belgique ajoutera à ces manifestations diverses des auditions théâtrales et des lectures d’oeuvres de notre littérature. Et nous ne parlons que pour mémoire des nombreuses radio-diffusions, des reportages des grandes cérémonies, inuagurations, cortèges, fêtes de tout genre qui constitueront l’apport intéressant du Journal Parlé.

Rags ‘ Sabam N° lic. A-4/16/880 – Vidéo kills the radio Star …

Fin 1929 ceux qui s’occupaient de photographie ont pu répéter une très curieuse expérience de Zenneck où ils ont enregistrer ces rayons invisibles, qui, dans la série des couleurs de l’arc en ciel, se trouvent au delà du rouge et qu’on appelle pour cette raison les rayons infra-rouges; aussi parfois les rayons calorifiques, parce qu’ils sont émis en abondance par tous les corps chauds et aussi parce que, reçus sur un thermomètre, ils déterminent une élévation notable de la T°.

Voici donc l’expérience de Zenneck : prenez une plaque photographique ordinaire au gélatino-bromure imbibée de révélateur et placée dans l’obscurité. Vous constaterez alors aisément qu’elle est particulièrement sensible aux rayons calorifiques.

Une théière contenant de l’eau bouillante en provoque très vite le noircissement à dix centimètres de distance. En interposant entre la plaque et la théière un disque métallique percé d’ouvertures, on enregistre sur la plaque une image plus ou moins vague de ces ouvertures. La chaleur de la main suffit à produire une impression très nette. D’où le nom de photographies fluidiques donné à ces images par celui qui les obtenues le premier.

En réalité, on ne saurait les attribuer à aucune émanation mystérieuse ni à aucun fluide inconnu. Elles sont bien l’oeuvre des rayons dits ‘ infra-rouges ‘ ou calorifiques, étudiés par les physiciens. Il suffit, en effet, pour supprimer l’impression, d’interposer la main et la plaque d’une lame de verre qui arrête les rayons, tandis qu’une mince lame d’ébonite, qui les laisse passer, n’apporte qu’une perturbation insignifiante à la photographie enregistrée.

Rags ‘ Sabam N° lic. A-4/16/880

Les lampes de réception à trois électrodes pour T.S.F. employées pendant la guerre et jusque vers 1926 et qui étaient par ailleurs adoptées pour des applications radiotechniques, par exemple pour la télémécanique comportaient toujours un filament en tungstène généralement horizontal, une grille en nickel ou en molybdène et enfin une place cylindrique le plus souvent en nickel ou en molybdène également. Les caractéristiques de toutes les lampes de ce genre d’une marque déterminée ne différaient guère suivant les rôles que ces lampes devaient remplir : détection, amplifcation, haute fréquence ou très basse fréquence, etc. Le choix était ainsi résolu très facilement, mais le rendement laissait beaucoup à désirer. On acceptait alors cet inconvénient parce que les montages radioélectriques eux-mêmes étaient fort imparfaits.

Peu à peu cependant le filament thorié à faible consommation et à âme métallique recouverte d’oxyde de baryum, remplaça le filament en tungstène pur à consommation relativement élevée et à émission électronique plus faible et les progrès généraux de la radiotechnique amenèrent les constructeurs à étudier des types de lampe particuliers pour chaque fonction. Les visiteurs du salon de la T.S.F de décembre 1929 ont pu se rendre compte qu’il existe maintenant des modèles spéciaux pour l’amplification haute fréquence, basse fréquence, le changement de fréquence etc.

On peut donc constater qu’actuellement il n’existe pour ainsi dire plus de modèles de lampes omnibus et qu’il faut appliquer rigoureusement la formule  » une place pour chaque lampe et chaque lampe à sa place ‘. Au début de l’avènement de la télégraphie sans fil, le mot T.S.F était simplement synonyme de ‘ télégraphie sans fil ‘, et plus tard peut-être téléphonie sans fil et il ne convient plus de l’appliquer indistinctement à toutes les catégories d’études et de procédés radioélectriques. On peut dire que la télégraphie et la radiotéléphonie ne sont que des applications importantes mais non uniques de la radiotechnique. Le terme de T.S.F doit donc s’appliquer uniquement à la télégraphie et à la téléphonie sans fil. Toutes les autres applications de la radioélectricité sont des applications de la radiotechnique et non de la T.S.F.

Le maître général des postes d’Angleterre, M.H.B Less Smith a ainsi pu changer son portrait avec le ministre des postes d’Allemagne par service de transmission aérienne sans fil.

‘ Rags ‘ Sabam N° lic. A-4/16/880

Premier post sur mon blog !